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SECURITE.
Une centaine d'incendies d'habitation ont fait une dizaine de morts cet hiver dans la région.
Les Français vont devoir équiper leur logement de détecteurs, d'ici à 5 ans
Les détecteurs de fumée seront obligatoires d'ici à 5 ans
La rédaction de Sud Ouest a déjà recensé une centaine d'incendies dans des domiciles privés depuis le début de l'automne, qui ont malheureusement fait une dizaine de victimes. Parmi elles, une famille bordelaise, décimée début janvier dans un appartement du centre historique qui a pris feu. Ces statistiques n'ont rien de vraiment surprenant. Elles ne font que confirmer une triste réalité hexagonale.
Toutes les deux minutes
En France, le nombre d'incendies a doublé ces vingt dernières années. Il s'en déclenche un toutes les deux minutes. Le nombre de morts s'élève à 800 par an, celui des blessés, dont certains devront vivre avec des brûlures irréparables, à 10 000.
Les chiffres officiels de la Gironde indiquent d'ailleurs une légère augmentation depuis 2007, et une hausse des décès en ce début d'année 2010. L'incendie reste d'ailleurs la troisième cause de mortalité par accident domestique chez les enfants de moins de 5 ans, après la suffocation et la noyade
Durant ces décennies de drames humains, des familles de victimes d'incendies d'habitation se sont progressivement organisées et ont mené un long combat, relayé par des élus locaux. C'est notamment le cas de Josiane Bosycot, une mère de famille de Saint-Nom-la-Bretèche (Yvelines), dont la fille Julia a trouvé la mort dans un incendie à l'âge de 20 ans. Le député-maire UMP de Chambourcy, Pierre Morange, avait été ému par son cas. Il est l'auteur de la proposition de loi sur les détecteurs de fumée.
Elle avait été déposée dès l'année 2005, mais son adoption avait été repoussée à plusieurs reprises, dont une fois par le Conseil constitutionnel. Le Parlement a finalement tranché il y a trois semaines. Il a voté en commission mixte paritaire un texte qui va obliger à installer des détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (Daaf) d'ici cinq ans dans tous les logements.
La France sous-équipée
En France, le taux d'équipement de ce type d'alarme anti-incendie n'est que de 2 %. Dans les pays nordiques, notamment en Norvège ou en Angleterre, où il est supérieur à 80 %, le nombre de morts lié à des incendies d'habitation a été divisé par deux, selon les statistiques du secrétariat d'État au Logement.
Il reste maintenant à en acheter, et un marché économique important va de fait s'ouvrir. Plusieurs grands magasins se sont d'ailleurs déjà retrouvés en rupture de stock en début d'année, juste après le vote du Parlement.
Mais il est préférable de ne pas se précipiter. Au-delà de la norme NF indispensable, il est surtout conseillé d'y mettre le prix (plus de 15 euros le détecteur) puisque l'Institut national de la consommation (INC) a révélé dans une enquête, en octobre, que huit détecteurs commercialisés sur dix ne sont pas fiables. Selon l'association de consommateurs, la plupart des appareils ne fonctionnaient pas correctement. Soit l'alarme ne se déclenchait pas du tout, soit elle le faisait bien trop tard. Le gouvernement a promis de renforcer les contrôles et d'assainir ce marché.
Près des lieux de sommeil
Il restera ensuite à les installer, de préférence en hauteur et dans les passages de la maison ou de l'appartement. Pas trop loin des lieux de sommeil, car la nuit reste de loin le moment le plus meurtrier. D'où l'intérêt des détecteurs qui permettent d'alerter avant que les fumées toxiques aient tout envahi ; puisque ce sont elles qui provoquent l'essentiel des décès.
Mais le détecteur ne fait pas tout. Des gestes simples et des précautions élémentaires peuvent aussi sauver des vies (lire ci-contre). On peut aussi aller consulter le site www.prevention-incendie.gouv.fr pour se renseigner.
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